الجزائر وسلطنة عمان تعززان التعاون في قطاع النقل بتوقيع 3 اتفاقيات
أخبار
2026-05-07

Abed Charef
Après des mois de mars et avril fastes, le baril de Brent est passé sous le seuil symbolique des 100 dollars jeudi matin. Le Brent a perdu près de 15 dollars mercredi 6 mai 2023, à la suite de l’annonce d’un accord possible entre les États-Unis et l’Iran, alors qu’il avait frôlé brièvement les 115 dollars quarante huit heures plus tôt.
La moyenne des prix a été très élevée en mars, légèrement au-dessus de 100 dollars, encore plus élevée en avril, au-dessus de 115 dollars. En mars-avril, qui couvrent la période des hostilités entre l’Iran, les États-unis et Israël, le baril a été 70 pour cent plus cher qu’en janvier-février.
Il est inutile de revenir sur les causes de cette hausse, largement connues et médiatisées, et de son impact sur l’économie mondiale. Par contre, ce qui intéresse le monde économique, c’est quand commencera la période de reflux, pour revenir à un niveau de prix proche de celui en vigueur avant la guerre contre l’Iran, combien de temps cela prendra et à quel niveau de prix le baril va se stabiliser à moyen terme.
Le temps des incertitudes
Pour l’heure, une semaine avant la visite de Donald Trump en Chine et sa rencontre avec Xi Ping, et alors que les prémices d’un accord États-Unis - Iran se précisent, les prix chutent. Mais il resteront sous tension pour une période plus ou moins longue, en raison des incertitudes qui planent encore.
Le baril devrait rester à un niveau relativement élevé au moins pendant une période couvrant les délais nécessaires pour reconstituer les stocks stratégiques à leur niveau d’avant mars 2026. Au début de la guerre, et face à l’explosion des prix, l’Agence Internationale de l’Énergie avait préconisé de débloquer 400 millions de barils provenant de ces stocks, ce qui représente quatre jours de production mondiale. Il est difficile de dire dans quelles proportions ces quantités ont été réellement consommées. Si la production mondiale a été amputée de seulement dix millions de barils par jour pendant deux mois, cela signifie un déficit jamais vu jusque-là.
En outre, la fin de la guerre ne signifie pas un retour immédiat à des niveaux de production antérieurs. Les installations pétrolières de certains pays du Golfe ont été touchées, d’autres partiellement ou totalement mises à l’arrêt, et il faudra du temps pour qu’elles retrouvent un niveau de performance normal.
Rétablir la confiance
Il faudra aussi rétablir un climat apaisé, empreint de confiance, pour que le marché se stabilise définitivement, loin du cirque médiatique et des scénarios rocambolesques des plateaux télé. Ce sera probablement le point le plus difficile à atteindre. Les Iraniens ont été échaudés par deux agressions en moins d’une année. Plus grave encore, ils ont été agressés alors que des négociations étaient en cours.
Les dirigeants iraniens seront donc contraints de maintenir un dispositif de guerre permanent, car il leur est impossible de faire confiance aux États-Unis de Trump, encore moins à Israël. Le simple fait d’imposer à l’Iran de se tenir constamment sur ses gardes crée un climat de tension permanent qui ne favorise pas une baisse significative du prix du baril.
Assurer un atterrissage en douceur
Ceci dit, il semble exclu d’envisager une véritable pénurie mondiale de pétrole. L’Arabie Saoudite a une marge de production importante, tout comme la Russie et les émirats, qui viennent de quitter l’OPEP pour avoir la possibilité de produire davantage que leur quota. Sans compter les États-Unis, devenus premier producteur mondial et exportateur de premier plan.
Paradoxalement, ce sont les pays producteurs qui vont faire l’essentiel de l’effort pour stabiliser les prix et le marché. C’est dans leur intérêt. Rassurer le marché, garantir l’approvisionnement, créer un climat de confiance, s’imposer comme fournisseurs crédibles en toutes circonstances est vital pour les producteurs.
Ceux-ci savent aussi qu’à partir d’un certain niveau de prix, le pétrole n’est plus attractif pour une frange de consommateurs, qui risquent de s’en détourner. Une énergie trop chère risque également de pénaliser l’économie mondiale, ce qui se répercuterait négativement sur la demande en hydrocarbures.
Ce qui explique la démarche de l’OPEP+ : tout faire pour assurer un atterrissage en douceur des prix.
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