وزير الأشغال العمومية يأمر بالعمل ليلاً لتسريع إنجاز الخط المنجمي الشرقي بين بوشقوف والدريعة
أخبار
2026-05-23

Abed Charef
« J’étais sur le point de le faire. A une heure près. Mais des amis m’ont demandé de patienter un peu. Ce sera donc pour vendredi, ou samedi. Peut-être dimanche ».
Ce n’est pas un supporter de foot qui tient ces propos pour expliquer pourquoi il n’est pas allé au stade, ni un désœuvré d’un village reculé de la wilaya de Tissemsilt qui se justifie de ne pas avoir répondu à une sollicitation de ses parents. Encore moins un jeune occidental qui a raté le concert de son rappeur préféré.
Non.
A quelques mots près, ces propos ont été tenus par l’homme le plus puissant du monde, le président américain Donald Trump, expliquant pourquoi il n’a pas repris les bombardements contre un pays souverain, l’Iran. Il montre comment le chef de la plus puissante armée du monde gère des échéances militaires majeures avec une légèreté déconcertante.
Ce faisant, Donald Trump fait preuve d’une arrogance rarement vue dans l’histoire, ainsi que d’une désinvolture qui frise l’irresponsabilité. Entre deux parties de golf, il menace de faire disparaître l’Iran et sa civilisation, de détruire un pays, ce qui signifie tuer des dizaines ou des centaines de milliers de personnes. Pour lui, si l’Iran ne se met pas à genoux, il va détruire les infrastructures civiles du pays, sans se rendre compte que cela constituerait clairement un crime de guerre et un crime comme l’humanité. Il parle de la reprise d’une agression illégale, sans aucun fondement juridique, comme il parlerait d’une partie de golf.
Quitter le navire
Il est inutile de revenir dans le détail sur tout ce qui a été dit à propos des incohérences de Donald Trump, des approximations de l’agression contre l’Iran, menée sans stratégie, sans objectif clair, sans agenda précis. Les experts en défense qui se sont prononcés sur la question ont été unanimes à reconnaître qu’il était difficile de faire pire à un tel niveau de responsabilité.
Cette incohérence a d’ailleurs conduit à une hécatombe au sein du commandement de l’armée américaine, avec des militaires de haut rang poussés vers la sortie ou ayant démissionné en raison de désaccords sur la gestion de la guerre.
Parmi eux, trois, occupant des postes de premier plan, ont été limogés pour la seule journée du 2 avril 2026, un mois après le début de la guerre. Il s’agit de Randy A. George, chef d'état-major de l'armée de terre, parti à la moitié de son mandat de quatre ans, John Phelan, secrétaire à la marine, et Général David Hodne, chef du Commandement de la transformation et de l'entraînement de l'Armée de terre. Quant à Joe Kent, directeur du Centre national de l'antiterrorisme, il a claqué la porte avec fracas le 17 mars, déclarant « ne pas pouvoir, en bonne conscience, soutenir la guerre en cours en Iran », et soulignant l’Iran ne représentait pas de menace imminente pour les Etats-Unis. Il a été suivi ce 22 mai par la cheffe du renseignement américain, Tulsi Gabbard, qui a elle aussi annoncé qu’elle quitte le navire.
Ils n’y croient plus
Ce chef de guerre, que personne ne prendrait au sérieux en d’autres temps, dicte depuis dix-huit mois, le tempo de l’actualité mondiale. Il menace les uns, félicite les autres, insulte un autre groupe, humilie ses propres militaires et insulte ses adversaires politiques.
Celui qui se prend pour le roi du deal est encore à la baguette ces derniers jours, menaçant l’Iran de frappes imminentes, pendant que les experts rivalisent de zèle pour définir ce que peuvent être les cibles de la nouvelle attaque.
Mais il y a des signes qui ne trompent pas. Ces haut gradés qui quittent le navire aujourd’hui sont des hommes très disciplinés, des professionnels sans état d’âme, exécutant les ordres sans rechigner, y compris quand il s’agit d’exterminer des populations entières. Leur départ montre clairement qu’ils n’y croient plus. Ils ne veulent pas que leur nom soit associé à un échec. Eux qui ont été formés à West Point et étudié Clausewitz ne peuvent comprendre le concept de stratégie tel que redéfini par Donald Trump.
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