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أخبار
2026-04-22

Abed Charef
Israël a entamé la destruction de 55 villages au sud du Liban. Les habitants ont été expulsés, l’accès à leurs maisons interdit, et des bulldozers ont détruit méthodiquement maisons, écoles, infrastructures et ressources économiques, pour rendre la région inhabitable.
Les bombardements israéliens incessants au Liban ont provoqué le déplacement de centaines de milliers de personnes, ce qui, même dans une conception restrictive du droit international, constitue un crime de guerre et un crime contre l’humanité.
Israël peut se permettre de commettre impunément de tels crimes parce qu’il a bénéficié de l’impunité quand il en a commis d’autres précédemment. Une série de crimes planifiés et menés méthodiquement, avec l’aval, parfois le soutien des pays occidentaux.
A Ghaza, Israël a commis des crimes contre l’humanité et un génocide documentés par les Nations-Unies, sans pour cela subir de sanctions. Son premier ministre et son ministre de la guerre ont fait l’objet d’un mandat d’arrêt international délivré par la Cour Pénale Internationale, une instance créée pour juger les dirigeants noirs ou arabes, à la limite les dirigeants des pays de l’est ou asiatiques, mais sans pouvoir dès lors qu’il s’agit d’un dirigeant israélien.
Pourquoi Israël détruit le Liban après avoir rasé Ghaza? L’argument avancé est d’éliminer le Hamas et le Hezbollah, pour éviter d’évoquer le véritable objectif, très concret; raser un territoire, le vider de ses habitants, y détruire toute source de vie et d’activité, créer des no mans land surveillé par terre, par air, par mer, pour créer une zone de sécurité.
C’est ce qui a été fait à Ghaza, mais cela n’a pas empêché le 7 octobre. C’est ce qui a été fait au sud du Liban de 1976 à 2000, avec même la création d’une milice, l’Armée du Sud Liban, une armée de supplétifs payés par Israël, ce qui n’a pas empêché le Hezbollah de s’implanter et de se constituer en véritable force de résistance.
La guerre comme seul horizon
En fait, ce que révèle ces initiatives israéliennes, c’est une démarche aveugle basée sur la seule force brutale, aboutissant systématiquement à des massacres, des destructions, une suite infinie de crimes commis par une machine pour qui la guerre est devenue un objectif en soi.
L’Europe est en train de découvrir cette réalité. Elle est saisie d’effroi. Elle qui a toujours soutenu et défendu Israël mesure l’arrogance et le mépris avec lequel la traitent ses anciens protégés. Elle ne peut plus ignorer qu’Israël s’est enfoncé dans un racisme dur, s’est doté d’une classe politique composée de suprémacistes, devenant un état d’apartheid de fait, et que les vieux concepts de «seule démocratie du Proche-Orient» relèvent de la pure illusion.
Le vrai coupable
Il n’y a plus de place à la demi-mesure, à la nuance. Il n’y a plus de marge pour un renversement de tendance en Israël. 80 pour cent des israéliens sont favorables à l’expulsion des Palestiniens, et l’annexion de la Cisjordanie et de Ghaza est appuyée par une écrasante majorité d’israéliens.
Ce sont des faits établis, ne souffrant d’aucune contestation.
Relié à un autre fait, ce constat devient terrible. Le 17 avril, Donald Trump a interdit à Israël de bombarder le Liban. Depuis, sa décision a été respectée, même si Israël a continué de mener d’autres actions autres que le bombardement traditionnel. Ce qui montre que si Washington fixe une ligne de conduite, Israël s’y plie.
On peut en tirer les conclusions qu’on veut. On en retiendra trois.
D’abord, que les États-Unis peuvent interdire à Israël d’expulser des populations au Liban, de détruire des villages, de commettre ce qui constitue juridiquement des crimes contre l’humanité. Washington en a les moyens, mais ne le fait pas.
Ensuite, que le cœur du problème du Proche-Orient, c’est la Palestine, non l’Iran, ni le Liban, ni le pétrole ni la sécurité des pays du Golfe.
Enfin, qu’Israël est devenue une machine de guerre raciste, incontrôlable, incapable de vision stratégique et d’objectifs autres que d’aller de guerre en guerre.
Ce qui fait du slogan Free Palestine un objectif politique raisonnable, rationnel, plus légitime que jamais. La guerre contre l’Iran n’est qu’une diversion pour empêcher d’aller à cet objectif.
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