Aït-Ahmed, un patron de l’OS qui a théorisé la lutte armée
ربورتاج
2026-10-27

Abed Charef
Le baril est bien parti pour connaître un mois d’octobre euphorique. La moyenne des prix du pétrole durant ce mois se rapproche en effet des sommets enregistrés en avril et en septembre, période durant laquelle les prix avaient atteint des sommets.
Selon les données compilées par différentes agences spécialisées, depuis le début du mois, le baril de brent s’est vendu en moyenne à un prix légèrement supérieur à 110 dollars, avec un pic à 116 dollars le 23 octobre. En avril et en septembre, cette moyenne s’était établie respectivement à 117 et 114 dollars.
Lundi en milieu de matinée, malgré un léger repli par rapport à la fin de la semaine dernière, le brent restait au-dessus de 110 dollars le baril.
Les États-Unis ont beau tenter de rassurer, les prix se maintiennent fermement à un niveau élevé, avec une tendance nettement haussière depuis le début du mois. Le baril a ainsi gagné près de 20 dollars durant les trois dernières semaines.
Pourtant, Donald Trump a annoncé à la mi-octobre un accord avec la Russie pour fournir des quantités massives de gas-oil aux États-Unis, et l’armée américaine a assuré dimanche 25 octobre avoir sécurisé le passage de 1,5 milliards de barils à travers le détroit d’Hormuz, malgré le blocus iranien. Mais rien n’y fait. Tous ces signaux restent sans effet. Le baril reste orienté à la hausse, à une semaine des élections de mi-mandat aux États-Unis, un scrutin dans lequel Donald Trump joue gros.
Clignotant au rouge
Pour l’heure, tous les clignotants sont au rouge. L’incertitude sur le résultat des élections américaines laisse planer un doute supplémentaire sur l’évolution de la guerre contre l’Iran. Donald Trump a-t-il intérêt à relancer la guerre avant le scrutin, pour influer sur le sens du vote, ou bien aura-t-il intérêt à attendre après cette échéance, une attaque immédiate risquant de provoquer une flambée du pétrole et lui faire perdre des voix?
Sur un autre plan, les stocks de pétrole et, surtout, de gaz, sont à un niveau assez bas dans la plupart des pays occidentaux, alors que c’est traditionnellement le moment où les stocks sont au plus haut, à l’approche de l’hiver. La crainte d’un hiver rigoureux conjugué à des stocks insuffisants risque de créer la panique et de pousser les prix vers des limites insoupçonnées.
A cela s’ajoute une fronde sociale et une grogne largement répandues dans les pays consommateurs de pétrole. Si la contestation a atteint un seuil élevé en France, à un point où elle risque de devenir incontrôlable, de nombreux autres pays connaissent des mouvement sociaux, pas forcément liés au prix du pétrole, mais qui pourraient évoluer vers une contestation plus large en raison de la flambée du prix du carburant.
Aucune perspective de voir l’Ukraine gagner la guerre, aucune chance non plus de voir l’Iran céder, des Houthis du Yémen qui ont trouvé un bouton sur lequel appuyer pour perturber fortement les exportations saoudien: voilà un cocktail qui va forcer Washington et les autres capitales occidentales à faire des choix difficiles. D’où une petite musique qui commence à être entendue au milieu de toute cette confusion : les pays occidentaux ne seraient-ils pas tentés de trouver une formule pour lever l’embargo contre pétrole et gaz russes, afin de calmer la fronde sociale chez eux?
Volodymyr Zelensky a déjà annoncé une rencontre entre américains, russes et ukrainiens en novembre. Peut-être est-ce là une porte de sortie possible. Mais dans ce cas, ce serait un moyen de soulager momentanément le marché du pétrole. Sur le fond, le marché reste en effet structurellement en difficulté, avec le faible niveau des stocks, les incertitudes géopolitiques, l’approche de l’hiver et les installations endommagées dans le Golfe.
ربورتاج
2026-10-27
أخبار
2026-10-26
أخبار
2026-10-26
أخبار
2026-10-26
رياضة
2026-10-26
أخبار
2026-10-26