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أخبار
2026-03-02

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2026-03-02
Abed Charef
Le Wall Street Journal était considéré comme la bible de l’information économique. En temps de guerre, il devient un simple relais, parmi d’autres, de la propagande américaine, organisée à des travers des «fuites» supposées émaner de l’administration américaine, quand ce n’est pas de la Maison Blanche directement.
LE WSJ a ainsi annoncé que des officiels iraniens ont pris contact avec les Etats-Unis, via des émissaires omanais, pour reprendre les négociations le jour même où les armées américaine et israélienne ont attaqué l’Iran. «Le chef de la sécurité iranienne relance les efforts pour reprendre les pourparlers avec les États-Unis», écrit le journal, citant «des responsables américains et arabes». Pour embellir la chose, le journal précise que la demande iranienne de négociation venait de Ali Laridjani, un homme appelé à devenir un acteur central du pouvoir iranien après l’assassinat de Ali Khameneï et d’un nombre inconnu de responsables de premier plan. Laridjani a en effet occupé des fonctions essentielles, notamment à la tête du conseil national de sécurité et en tant que négociateur sur le dossier nucléaire.
Un tour de passe-passe
La «fuite» sur les négociations relayée par le WSJ n’est en fait qu’une anticipation de ce que le président Donald Trump lui-même allait lancer comme éléments de langage. « Ils veulent parler, et j'ai accepté de parler, donc je leur parlerai. Ils auraient dû le faire plus tôt. Ils auraient dû donner plus tôt ce qui était très pratique et facile à mettre en œuvre. Ils ont trop attendu », a déclaré pompeusement le président américain.
Petite anicroche. Ali Laridjani a répondu sèchement à ces informations. «Nous ne négocierons pas avec les États-Unis», s’est-il contenté d’écrire sur X.
La réaction de M. Laridjani montre une réalité totalement différente de ce que relaient les journaux les plus influents du monde: non seulement l’Iran n’est pas demandeur, mais il refuse de négocier. Du moins pour le moment.
En fait, différentes informations indiquent qu’on est dans une situation inverse: ce sont les Etats-Unis qui sont demandeurs, souhaitant reprendre les négociations, car le président Trump veut éviter tout dérapage après avoir montré sa détermination. Et face aux sollicitaions américaines, c’est l’Iran qui refuse de négocier.
Retournement de situation?
Deux raisons possibles à cela. Les iraniens ne peuvent s’avancer sur un terrain miné alors qu’ils viennent de perdre le principal personnage politique du pays et un certain nombre d’autres dirigeants. Toute concession faite en ce moment précis pourrait naturellement être considérée comme une trahison. La tendance serait plutôt à une radicalisation, voire à une surenchère en ce sens.
Mais les dirigeants iraniens pourraient aussi faire preuve de fermeté s’il se sentent en confiance. Cela suppose qu’ils disposent d’armes en quantités suffisantes, qu’ils peuvent encore en fabriquer à un rythme soutenu, qu’ils ont une volonté ferme de résister, qu’ils gardent la cohésion requise et qu’ils ont confiance en leurs capacités. Certains parlent même de retournement sur le théâtre des opérations, après les dégâts enregistrés en Israël par les missiles iraniens.
En tout état de cause, l’Iran est contraint de faire face au quotidien à ce genre de «fuites» pour garder la maîtrise de l’opinion. Une tâche ardue car, en face, il a à faire à une machine de propagande d’une efficacité redoutable. D’autant plus redoutable que les médias les plus réputés du monde y sont enrôlés.
En ce sens, le Washington Post a publié une information selon laquelle le prince héritier d’Arabie Saoudite Mohamed Ben Selmane aurait pressé le président Trump à attaquer l’Iran. «Le prince héritier saoudien Mohammed ben Salmane a eu plusieurs appels téléphoniques avec le président Trump au cours du mois dernier, l’encourageant à une frappe américaine», selon le journal.
Pourtant, Ryadh avait fait savoir qu’elle ne voulait pas que son espace aérien soit utilisé pour attaquer l’Iran. Ensuite, après des attaques iraniennes contre des bases américaines en Arabie Saoudite, l’Arabie Saoudite a eu une réaction plutôt modérée. Certes, l’ambassadeur d’Iran à Ryad a été convoqué, et une attitude ferme lui a été signifiée, ce qui est un minimum en de telles circonstances. Il n’y a cependant pas eu de représailles annoncées et, surtout, n’a pas envisagé de rejoindre la croisade anti-iranienne.
Ce qui confirme que, comme toujours, la première victime de la guerre, c’est la vérité.
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2026-03-02
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