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أخبار
2026-03-04

رأي من الحراك
2026-03-04
Abed Charef
Changement de régime. A travers cette formule sommaire, rudimentaire, le président américain Donald Trump a défini l’un des objectifs à atteindre à travers l’agression contre l’Iran. Un objectif supposé grandiose, largement commenté sur tous les plateaux de télévision occidentaux. Il devient encore plus sentencieux si on conclut par une autre formule tout aussi galvaudée: le régime des mollahs.
Emporté pas son incroyable aplomb, Donald Trump semblait y croire. Et dès les premières heures de l’attaque contre l’Iran, il a appelé les iraniens à compléter le travail, lui-même ayant fait sa part du boulot. Il pensait que le fait d’éliminer les dirigeants (couper la tête du serpent, selon une autre formule en vogue), le peuple iranien se soulèverait pour répondre à son appel.
M. Trump et une partie de son administration, qui a validé ce plan, semblent ignorer totalement ce que la rue arabe et islamique pense des Etats-Unis. Ils ignorent également ce qu’est le système iranien. Leurs références s’arrêtent encore à quelques illuminés enturbannés des années 1980. Ils refusent de voir l’enchevêtrement de structures et d’institutions qui gèrent l’Iran. Chose encore plus étonnante, ils gardent encore cette vision primaire, refusant de se rendre compte qu’un pays soumis à de telles pressions depuis des décennies ne pouvait rester dans la caricature de ce qu’a été «le régime des mollahs».
Le système de pouvoir iranien a en fait fortement évolué. Il comprend plusieurs centres de pouvoir qui s’équilibrent, faisant du Guide suprême l’arbitre ultime. Mais la conjoncture politique a progressivement poussé à un transfert de l’essentiel du pouvoir vers l’appareil militaire et sécuritaire, dans lequel les fameux gardiens de la révolution jouent un rôle idéologique de premier plan.
Ce pouvoir a fait bloc après l’agression américano-israélienne, et risque probablement de se radicaliser davantage, selon une logique très simple: après la mort du chef, toute proposition de concession devient suspecte, si elle n’est pas considérée comme une trahison.
Pas de plan B
Face à l’échec du projet Trump basé sur un soulèvement qui n’a pas eu lieu, les américains ne disposent pas de plan B crédible. Donald Trump a bien évoqué l’éventualité de troupes au sol, mais cela semble exclu. Trop risqué, trop dangereux, trop impopulaire.
Il ne lui reste en fait que deux options. La première serait de poursuivre des bombardements massifs pendant des semaines, voire des mois, pour détruire l’Iran, ce qui est le véritable objectif d’Israël. Réduire l’Iran à un état proche de celui de l’Irak et de la Syrie, un pays exsangue, divisé, en perpétuelle guerre civile.
Cette option bute cependant sur deux écueils principaux. La logistique qui risque de faire défaut, mais surtout, le risque de voir la riposte iranienne produire des victimes en nombre élevé.
La deuxième option serait d’entraîner d’autres pays dans la guerre. Les pays du Golfe d’abord, ce qui donnerait une caution locale à l’agression américano-israélienne. Les attaque iraniennes contre des installations militaires américaines en Arabie Saoudite, au Koweït, à Bahreïn, aux Émirats Arabes Unis, au Qatar peut inciter ces pays à basculer, alors qu’ils ont tout intérêt à un retour rapide de la paix, indispensable à leur business et à leur pouvoir.
L’Europe, posture de chien battu
Quant à l’Europe, elle est dans une posture totalement humiliante. Méprisés par Donald Trump, les principaux dirigeants européens adoptent l’attitude de chiens battus, qui n’arrivent pas à s’éloigner du maître malgré les coups de pieds qu’ils continuent de recevoir.
Ils critiquent Trump et ses initiatives unilatérales, mais laissent apparaître une volonté de participer à la curée. Emmanuel Macron a même décidé d’envoyer le seul porte-avions dont dispose la France en Méditerranée orientale. Officiellement, pour être présent au cas où cela deviendrait nécessaire, même s’il est difficile de comprendre pourquoi envoyer un porte-avions en zone de guerre si ce n’est pour faire la guerre. En fait, une offre de service en bonne et due, en espérant qu’elle puisse être acceptée par les Américains.
Mais cette posture européenne préfigure peut-être le scénario du pire pour l’Iran. Celui où Etats-Unis et Israël poursuivraient leurs bombardements massifs, ce qui provoquerait, en réaction, une riposte iranienne de plus en plus forte, ou désespérée. Les Etats-Unis feraient alors pression sur les pays du Golfe pour les pousser à déclarer la guerre à l’Iran. Les pays européens se joindraient alors à la curée, sous prétexte d’accords de défense avec des pays de la région.
l’Iran ne pourra tenir face à un tel déploiement de forces. L’ampleur des destructions subies risque de provoquer des protestations, des troubles internes, suscités ou encouragés par les Etats-Unis. Avec, au bout du parcours, une guerre civile.
C’est le scénario rêvé par Israël et les Etats-Unis. C’est le scénario infernal pour l’Iran.
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