إصطدام سيارة بشاحنة نصف مقطورة خلف 04 مصابين بالبويرة
أخبار
2026-03-01

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2026-03-01
Redha Benyamina
Ingénieur
Les guerres modernes ne se déclarent plus seulement par des frappes aériennes ou des offensives terrestres. Elles commencent dans l’ombre des réseaux. Le conflit opposant les États-Unis à l’Iran en est une illustration saisissante. Au-delà des missiles et des démonstrations militaires, une bataille plus silencieuse se joue : celle des systèmes numériques industriels.
L’histoire récente l’a déjà montré. L’opération Stuxnet avait démontré qu’un code informatique pouvait saboter des centrifugeuses nucléaires sans qu’un seul soldat ne franchisse une frontière. Plus récemment, des attaques contre des réseaux énergétiques ont prouvé qu’il est possible de plonger des villes entières dans le noir sans tirer un seul coup de feu.
Aujourd’hui, dans le bras de fer entre États-Unis et Iran, le cyberespace est devenu un champ de bataille à part entière. Les systèmes OT (Operational Technology), ceux qui pilotent centrales électriques, postes de gaz, raffineries ou barrages sont des cibles stratégiques. Une intrusion dans ces infrastructures ne vole pas seulement des données : elle coupe l’électricité, bloque l’approvisionnement en énergie, désorganise un pays.
Les armées modernes combattent désormais sur cinq fronts : terre, mer, air, espace… et cyberespace. Les attaques OT constituent la cinquième composante de la guerre contemporaine. Invisibles, asymétriques, souvent difficiles à attribuer, elles offrent un avantage décisif : affaiblir l’adversaire sans confrontation directe.
Pour l’Algérie, la leçon est claire. Nation énergétique stratégique, elle ne peut ignorer cette mutation géopolitique. La souveraineté ne se limite plus aux frontières physiques, elle s’étend aux lignes de code. Protéger les infrastructures critiques impose plusieurs priorités : développer des solutions SCADA et industrielles maîtrisées localement, segmenter strictement les réseaux IT et OT, renforcer les centres de supervision nationaux, former des équipes spécialisées en cybersécurité industrielle et instaurer une véritable doctrine de cyber-défense.
La dépendance technologique est devenue un risque stratégique. Une infrastructure critique contrôlée à distance, mal segmentée ou dépendante d’acteurs étrangers peut devenir un point de pression en cas de tension internationale.
Dans un monde où un virus informatique peut remplacer une frappe aérienne, la sécurité industrielle est une question de souveraineté. Les États qui comprendront que le cyber est désormais une arme à part entière seront ceux qui préserveront leur stabilité. Les autres découvriront, trop tard, que la guerre moderne ne fait plus de bruit avant de frapper.
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